une danseuseNous prenons le car vers 19 heures. Il fait nuit et le moteur sous nos pied fait un drôle de bruit…
Il commence à pleuvoir. Nous sommes dans la campagne aux environs de Hammamet
Au bout d’une petite route où le car nous secoue un peu, nous arrivons au « Château ».

C’est une très grande salle et nous ne sommes pas seuls. Environ 360 personnes sont là et il nous faut trouver une table. Le maitre des lieux est aussi le maitre de cérémonie répète beaucoup dans le bruit ambiant « excusez… excusez….» pour obtenir un silence relatif… Dans le brouhaha général, « excusez… excusez….», il nous présente le programme, des danses, de la musique, un jongleur, un fakir et un charmeur de serpents. Puis vient le menu, un menu exclusivement tunisien, de la soupe, un brick à l’œuf et le fameux couscous tunisien qui ne se mange pas froid alors que les danseuses sont chaudes ! Il y a du bon couscous algérien, marocain et français mais le couscous tunisien, ce serait autre chose ! En définitive une demi louche de soupe, un brick et un couscous pas très royal avec du coucous, une carotte, un bout de mouton et du bouillon… pas à la hauteur ce coucous tunisien !
c'est pas du pipeau !La soirée est animée, bruyante et même endiablée. La musique et très rythmée et les danseuses se trémoussent sur la piste qui accueille aussi des touristes… Le jongleur danse avec des bouteilles et des poteries et des bouteilles sur sa tête. Le fakir s’allonge sur du verre et sur une planche à clous. Pour parfaire le tout, il faut un poids supplémentaire et nos jeunes voisines montent sur la planche à clous… pour essayer d’enfoncer le clou ! Mais il est solide le fakir, il tord un fer à béton (enfin ça y ressemble) qui appuie sur sa gorge et est retenu à l’autre bout par quatre solides touristes.
Puis le charmeur de serpent nous présente sa mascotte, un cobra royal tunisien. Celui-ci au sol parait agressif… enfin il faut un peu le réveiller. Une musique que les cobras affectionnent est envoyée. Des touristes montent sur la scène pour avoir un beau collier fait d’un cobra qu’ils tiennent par la tête et la queue. Mais, pas tous puisque une jeune fille ne tient que la queue… et le cobra parait bien roupiller.

le jongleurCe sera le dernier numéro de la soirée, la fin de la soirée des « Folies Berbère », il est temps de rentrer et chacun cherche son autocar dans un désordre indescriptible.

Nous sommes montés dans le mauvais… et il faut trouver le notre qui est fond du parking… une bonne nuit nous attend.

la danseuse
« Les Folies Berbères »